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Christophe Greffet - Première intervention relative au CFU - Session mai 2026

4 mai
2 min de lecture

L’anniversaire est passé totalement inaperçu et pourtant -i y a tout juste 40 ans- naissait une nouvelle collectivité : la Région. Dans ces années 80 qui ont été celles de l’émancipation des territoires. Que reste-t-il de tout cela ?


Bien peu à vous entendre et ce CFU en fait que le confirmer. La quasi-disparition de la fiscalité et l’accélération des dépenses sociales nous prennent en tenaille. Et encore, à se comparer aux autres départements, la part des allocations individuelles de solidarité restent bien en deçà de la moyenne nationale.


Nous pouvons nous réjouir d’un retournement concernant les DMTO : il traduit à la fois une reprise des transactions -dont il faut se réjouir- et la hausse du taux de 4,5 à 5% appelée de nos vœux. Même si la recette reste bien en deçà de ce qu’elle était en 2021 et 2022.


Il y a un indicateur qui traduit bien notre fragilité. C’est le taux d’épargne -qui induit notre capacité à investir- et qui a dévissé de 44% en trois exercices.


Alors nous ne sommes pas de ces 60 départements en difficulté ; et c’est heureux. Mais nous ne sommes pas non plus de ces dix départements qui investissent le plus. Pour les égaler, il aurait fallu consacrer 50 millions d’euros de plus par an à la rénovation de nos routes, nos collèges et nos bâtiments.


Et les besoins ne cessent de croitre dans l’Ain à l’image de sa population. Mais nous ne pouvons tout simplement pas faire plus.

Disons que nous tirons notre épingle du jeu.


Ici comme ailleurs, des choix sont faits. La compétence culturelle est devenue une variable d’ajustement dans les deux tiers des départements de France. 2025 a vu ses crédits consommés chuter d’un million d’euros.


L’avenir reste sous la menace d’incertitudes. Les prélèvements se poursuivent jusqu’à ce que nous soyons frappés d’anémie. Et l’attente risque de durer jusqu’à ce qu’un cap soit donné à notre pays.


La décentralisation en mériterait un mais la réforme de l’organisation territoriale promise par le 1er ministre abandonne -au final- tout transfert. Pour se concentrer sur des mesures de simplification administrative.

Reste l’idée de renforcer les préfets.


Aucun transfert de de compétences donc ; aucun nouveau levier financier. Très loin donc des préconisations du rapport Woerth évoqué ici il y a deux ans.


On peut prendre le pari que tous les candidats à l’élection présidentielle vous promettre une grande loi de liberté locale. Il faudra regarder les propositions à deux fois avant adhérer. En attendant, il nous faudra patienter.

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