Mireille LOUIS - Question à la Préfète sur la santé mentale des jeunes - Session de juin 2025
La santé mentale, notamment chez les jeunes, est un défi majeur qui se dresse devant nous.
Le décès, il y a quelques semaines, de Mélanie, assistance d’éducation, tuée sur son lieu de travail par un collégien de Nogent illustre de façon tragique cette problématique, décrétée grande cause nationale en 2025.
La dégradation de la santé mentale chez les jeunes est un phénomène qui dépasse les frontières, mais les réponses apportées par le gouvernement sont insuffisantes. A un « plan santé mentale » annoncé par le ministre de la santé jugé décevant par les professionnels, succèdent de nouvelles annonces d’Elisabeth Borne dont le calendrier interroge, tant les médecins et psychologues scolaires manquent.
Les chiffres dont nous disposons sont particulièrement inquiétants. En 2022, 45% des postes de médecins scolaires sont non-pourvus à l’échelle nationale. La visite médicale à 6 ans, rendez-vous essentiel pour repérer les fragilités des élèves et les prendre en charge, n’est aujourd’hui une réalité que pour 20% d’entre eux.
Le mal-être des jeunes s’exprime parfois très tôt : augmentation du nombre d’hospitalisation pour gestes auto infligés, augmentation du nombre du tentative de suicide, ces chiffres doivent grandement nous préoccuper et nécessitent une réponse rapide des pouvoirs publics pour identifier et traiter le mal-être dès le plus jeune âge.
Madame la Préfète, qu’en est-il de la situation des personnels médicaux de l’Education nationale dans notre département ? Sous quel calendrier les annonces ministérielles en direction de la santé mentale des jeunes pourront-elles être mises en place dans les établissements scolaires ?

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