Mireille LOUIS - Question au Préfet sur les soins spécialisés - Session de juillet 2026
J'ai récemment été interpellée par une famille de notre territoire, épuisée et désespérée par le parcours qu'elle doit mener pour permettre à son enfant, atteint d'un trouble du neurodéveloppement, d'accéder aux soins dont il a besoin.
Cette famille nous fait part des obstacles administratifs et financiers qui pèsent aujourd'hui sur les familles ayant un enfant a besoin particulier. Elles se heurtent à une articulation difficile entre la Plateforme de Coordination et d'Orientation (PCO) et la MDPH, avec des démarches complexes, des délais extrêmement longs (18 mois pour la PCO et 6 mois pour la MDPH) ce qui entraîne souvent des ruptures dans l'accompagnement.
Notre département souffre d’un manque criant de médecins, les spécialistes dans ce domaine ne dérogent pas à cette règle, bien au contraire, cette famille a donc été contrainte de consulter des spécialistes libéraux dont les honoraires, souvent élevés (entre 200 et 800€ pour un bilan neuropsychologique indispensable), ne sont pas remboursés. Pour ces parents, chaque rendez-vous devient un arbitrage financier, alors même qu'une prise en charge précoce est déterminante pour l'avenir de leur enfant.
Aucune famille ne devrait avoir à choisir entre l'équilibre de son budget et les soins indispensables à son enfant.
L’Etat entend-il prendre des mesures, au niveau national ou départemental, pour améliorer la coordination entre la PCO et la MDPH, simplifier le parcours des familles et garantir un accès aux soins spécialisés sans que leur coût ne constitue un frein à la prise en charge des enfants en situation de handicap ?

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