Mireille LOUIS - Intervention sur la rénovation des collèges - Session de mars 2026
Ce rapport témoigne d’une chose : les efforts consentis pour l’amélioration énergétique du parc bâtimentaire produisent des effets. Vous l’annoncez, la consommation de combustibles a reculé de 25% dans nos collèges depuis la période 2017-2019. Il nous faut encore accélérer le mouvement pour atteindre les objectifs réglementaires d’une baisse de 40% d’ici à 2030.
C’est l’objectif du présent rapport, qui vient définir la stratégie de notre collectivité pour les cinq prochaines années en matière d’amélioration énergétique et environnementale de nos bâtiments. Il fait suite à un plan 2021-2025, aujourd’hui très largement sous-réalisé, avec près de 10 millions d’euros de travaux toujours attendus, soit près de la moitié de l’enveloppe dédiée. C’est notamment le cas des collèges de Vonnas, de Pont-de-Veyle et de Gex.
S’il nous faut reconnaitre que des efforts sont faits sur cette question cruciale pour le climat et pour nos élèves. En effet en 2030, les élèves auvergnats et rhônalpins seront exposés à 3 fois plus de jours de vague de chaleur que leurs parents et grands-parents. Si nous reconnaissons ces efforts, une politique efficace de décarbonation doit marcher sur ses deux jambes : la rénovation énergétique, mais aussi le recul de la part des énergies fossiles dans la consommation de nos bâtiments.
Aujourd’hui, le gaz et le fioul demeurent parmi les sources de chauffage de nos collèges. Ce rapport prévoit une enveloppe de 950 000 € destinée à faire évoluer l’énergie de chauffage vers une source décarbonée. Concrètement, combien de collèges opéreront cette transition ? Plus largement, quel est aujourd’hui le pourcentage de collèges qui se chauffent à l’énergie fossile dans notre département, dont nous connaissons les effets sur le climat et les enjeux soulevés en matière de souveraineté ? Enfin, alors que certaines municipalités misent sur la réalisation de réseaux de chaleur, nos collèges bénéficieront-ils de la mise en place de ces systèmes, nous pensons notamment à Bourg-en-Bresse et au collège de Brou ?
Nous savons aujourd’hui que la transition écologique doit reposer sur un mix énergétique, qui accorde une place réelle au renouvelable. Alors que souffle un mauvais vent sur le développement de ces énergies vertes, matérialisé par une programmation pluriannuelle de l’énergie qui revoit à la baisse les objectifs en matière de photovoltaïque et d’éolien, le Département se doit de maintenir un cap.

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