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Mireille LOUIS - Intervention sur l'enfance - Session d'octobre 2025

20 oct. 2025
1 min de lecture

Avec près de 380 000 enfants concernés et malgré 10 milliards d’euros consacrés chaque année par les départements, la protection de l’enfance traverse une crise structurelle. En 2023, 3 000 enfants vivaient à la rue, et 77 % des juges des enfants ont déjà renoncé à placer des mineurs en danger faute de places adaptées.


De la protection de l’enfance, prérogative départementale exercée en étroite collaboration avec les services de l’Etat, nous parviennent des alertes. Convention Nationale des Associations de Protection de l’Enfant, Conseil économique, social et environnemental, travaux parlementaires…Les rapports se succèdent, pointant des défaillances aux lourdes conséquences pour les enfants, et un manque criant de moyens et d’attractivité.


Ces différents rapports soulignent le professionnalisme des agents, dont nous tenons à saluer l’engagement. Mais ils alertent sur un problème systémique : manque criant de moyens et d’attractivité, situations de sous-effectifs qui riment avec surcharge et épuisement.


L’Etat a un rôle moteur à jouer dans le pilotage des politiques de la protection de l’enfance. C’est ce que pointe le CESE, insistant sur la nécessité d’une meilleure coordination entre l’Etat et les départements, au travers notamment de la contractualisation, ainsi que sur la nécessité d’une juste compensation des dépenses.


Le Département de l’Ain doit aussi faire mieux et plus. Selon les derniers chiffres de la DREES (direction de la Recherche, des Études, de l'Évaluation et des Statistiques), l’Ain figure à la 4ème place des départements accordant le montant par habitant le plus faible à l’aide sociale à l’enfance. Comment dans ces conditions mener à terme les pistes évoquées ?

 

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