Mireille Louis - Intervention relative au Plan Enfance - Session mai 2026
Nous partageons pleinement la volonté de mieux protéger les jeunes victimes
d’exploitation sexuelle en leur offrant des lieux de mise à l’abri adaptés. Mais sur
un sujet d’une telle gravité, l’annonce d’un dispositif ne peut pas, à elle seule, tenir
lieu de réponse.
Les enseignements de l’étude ASPIRE, conduite par l’Institut national de la santé
et de la recherche médicale et des associations de terrain, paru en fin d’année
2025, sont à cet égard particulièrement éclairants. Ils rappellent que les violences
subies sont cumulatives, profondément destructrices, et qu’elles laissent des
traces durables sur la santé mentale, sur le rapport au corps et sur la capacité à
demander de l’aide.
C’est pourquoi, un lieu de mise à l’abri ne vaut que s’il ouvre sur un véritable
parcours de protection et de reconstruction. Il ne suffit pas de sécuriser
physiquement, il faut aussi des professionnels formés, une écoute attentive, un
suivi psychologique et des espaces réellement adaptés à ces jeunes. Nous
souhaiterions donc savoir ce qui est concrètement prévu, au-delà de l’accueil
immédiat, pour permettre leur reconstruction durable et répondre aux spécificités
de leur accompagnement.

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