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Tribune juillet/septembre 2025

1 juil. 2024
2 min de lecture

Christophe Greffet

Président du groupe « L’Ain pour tous »


Budget départemental : un autre choix est possible !

 

Lors de l’adoption du budget 2025, la majorité départementale a choisi d’imposer des baisses drastiques de dépenses, touchant des politiques essentielles : transition écologique, soutien aux communes, aide au sport et à la culture, politique touristique, insertion… privant notre action de 14 millions d’euros d’engagements.


La loi de finances 2025 offrait au département de l’Ain la possibilité de lever de nouvelles recettes par le biais des droits de mutation à titre onéreux, représentant un levier de plus de 6 millions d’euros essentiellement réglés par les nouveaux habitants s’installant dans l’Ain.


Privé d’autonomie fiscale, sommé de participer à l’effort de redressement des finances de l’Etat, contraint par les décisions gouvernementales et les conséquences de l’inflation, le Département a pourtant sciemment fait le choix de ne pas se saisir de cette opportunité. L’immense majorité des Départements de France, toutes sensibilités politiques confondues, ont -eux- actionné ce levier.


Ce rejet de recettes nouvelles pourtant essentielles à l’exercice de nos compétences n’a en rien été discuté. On ne peut que regretter le fait qu’il ait été imposé sans débat au sein de l’assemblée départementale dont c’est le rôle.  


Dans l’Ain, de nombreux partenaires et acteurs de la vie locale se retrouvent en difficulté suite au désengagement de notre département. C’est le cas de la Banque alimentaire, bras armé de la collectivité dans la lutte contre la pauvreté et la précarité, qui a vu sa subvention diminuer. A l’image de ce pilier associatif, nombre d’autres acteurs et politiques publiques auraient pu être soutenus grâce à une hausse modérée et temporaire des DMTO.


C’est particulièrement vrai dans le domaine culturel.  Le couperet est tombé pour les musées départementaux du Bugey-Valromey (Lochieu) et du Revermont (Val-Revermont), sacrifiés sous couvert d’austérité budgétaire. Leur disparition sans concertation constitue une rupture avec un demi-siècle d’engagement à l’origine associatif. 


Si elle devait être maintenue, cette décision constituerait un abandon de la ruralité et de la culture populaire qu’elle porte. Elle conduirait à effacer l’empreinte des hommes et des femmes qui ont peuplé les Pays de l’Ain au fil des siècles. Elle constituerait également une atteinte à l’attractivité de notre département à l’heure où le développement et la diversification touristiques sont érigés en priorité.


L’enjeu est également éducatif et environnemental à l’égard de la jeune génération. A l’image du verger-conservatoire du musée du Revermont riche de quelques 650 variétés et fréquenté par un très large public scolaire.


Assurément, un autre choix que celui du renoncement est possible !

 

 

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