Tribune janvier/mars 2025
Christophe Greffet
Président du groupe « L’Ain pour tous »
Prenons toute notre part dans les défis qui s’annoncent !
Cette nouvelle année débute sous les auspices de l’incertitude politique et budgétaire. Défiant toutes les lois de la prévision et de la sincérité budgétaire, notre pays est aujourd’hui acculé à constater un déficit abyssal de plus de 6% de son PIB.
De manière inique, les collectivités ont été pointées comme responsables du déficit public de la France, alors qu’elles ont l’obligation de voter leurs budgets à l’équilibre. C’est bien mal identifier le problème quand les majorités nationales successives ont supprimé une part essentielle de l’impôt local et privé les collectivités de toute ressource pilotable. C’est particulièrement vrai pour le Département qui n’en conserve plus aucune.
Mais est-il un seul investissement dans ce département qui ne soit pas utile ? La mobilité, l’éducation, la transition écologique – pour laquelle les crédits doivent doubler localement pour assumer nos objectifs d’ici à 2030 – tous ces domaines pour n’en citer que quelques-uns, ne peuvent pas attendre.
Ainsi partie l’année 2025 risque bien d’être l’année zéro. Marquant la fin des trente ou plutôt des quarante glorieuses depuis ces grandes lois de décentralisation du début des années 80. Ça n’est pourtant pas de moins de décentralisation dont nous avons besoin mais de plus de confiance localement. L’effacement du Département ne saurait être admis.
Face au manque de ressources qui s’impose à notre département, nous plaidons pour la transparence et la concertation quant aux efforts qui devront être consentis. Sans surjouer le catastrophisme d’une situation qui doit préserver les priorités départementales.
Sans par ailleurs faire des coupes qui s’avéreraient contreproductives ! Pour exemple, mettre fin à l’aide à la restauration du patrimoine -alors qu’un euro investi dans ce domaine génère 25 euros de retombées économiques- serait assurément un mauvais coup pour le secteur du bâtiment de l’Ain et notre mémoire collective.
Il n’est pas non plus envisageable que le secteur caritatif soit affecté dans un temps où l’aide alimentaire n’a jamais été aussi précieuse pour les plus fragiles. La précarité, nous le savons, gagne chaque jour du terrain et le rôle des associations dans ce domaine est plus que jamais essentiel.
Nous veillerons à ce que les choix budgétaires à venir restent et demeurent ambitieux pour un département qui n’a jamais compté autant d’habitants et de défis à relever.





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