Tribune avril/juin 2025
Christophe Greffet
Président du groupe « L’Ain pour tous »
Budget départemental : un autre choix est possible !
Lors de l’adoption du budget 2025, la majorité départementale a choisi d’imposer des baisses drastiques de dépenses, touchant des politiques essentielles : transition écologique, soutien aux communes, aide au sport et à la culture, politique touristique, insertion…, privant notre action de 14 millions d’euros d’engagements. La collectivité a aujourd’hui le choix de dégager de nouvelles recettes pour rétablir sa capacité à agir.
La loi de finances 2025 offre au département de l’Ain la possibilité de lever de nouvelles recettes par le biais des droits de mutation à titre onéreux, représentant un levier de 10 millions d’euros essentiellement réglés par les nouveaux habitants s’installant dans l’Ain.
Privé d’autonomie fiscale, sommé de participer à l’effort de redressement des finances de l’Etat, contraint par les décisions gouvernementales et les conséquences de l’inflation, le Département a une opportunité à saisir. La grande majorité des Départements de France, toutes sensibilités politiques confondues, ont d’ailleurs actionné ce levier.
Dans l’Ain, de nombreux partenaires et acteurs de la vie locale se retrouvent en difficulté suite au désengagement de notre département. C’est le cas de la Banque alimentaire, bras armé de la collectivité dans la lutte contre la pauvreté et la précarité, qui a vu sa subvention diminuer. A l’image de ce pilier associatif, nombre d’autres acteurs et politiques publiques pourraient être soutenus grâce à une hausse modérée et temporaire des DMTO.
En dépit de l’importance d’une telle décision, le Département de l’Ain pourrait bien ne jamais l’étudier, entérinant définitivement les récentes coupes budgétaires. L’absence de séance programmée en assemblée, expression de la démocratie départementale, ne permettra pas d’en débattre dans les temps.
La confiscation du débat sur une décision aussi lourde de conséquences pose un réel problème démocratique. Nous avons plus que jamais besoin d’échange public, de concertation et de transparence.





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